C’est peut-être le mouvement lui-même qui se tend, se courbe, se cabre, s’étire, saute, sursaute, piétine, s’élance pour courir, alors court, bondit, retombe, ondule, s’enroule sur lui-même et s’étend pour dormir.

C’est peut-être le mouvement lui-même qui se tend, se courbe, se cabre, s’étire, saute, sursaute, piétine, s’élance pour courir, alors court, bondit, retombe, ondule, s’enroule sur lui-même et s’étend pour dormir.

Fais ce que tu veux mais débrouilles toi pour que ce soit beau !
Et si je trébuche – par tout ce qui émeut, transporte, oxygène – je recommencerai. Dans chaque contenant, je voudrai que tout soit transvasé : le bon, le rêve, l’absolu de l’amour. Que me porte dans l’évanouissement de l’instant toutes les notes mises ensemble. Ce que je suis – bleu comme un ciel sans nuage – je voudrais l’offrir, qu’ils aient soif, tous !
Fais ce que tu veux mais débrouilles toi pour que ce soit beau !
Ancestrale injonction, elle est ma charge, ma servitude. Un moindre mal qui ne me destine pas à autre chose. Si je ne puis être la source elle-même alors je serai son serviteur. Obstiné et précautionneux porteur d’eau qui ne veut pas trébucher. Car je suis saoul et je voudrais aimer.
Il existe un lieu pour écrire – Utopie – où fantasques graphes croqueurs de diamants donnent formes : moitié souvenirs, moitié regards, où le passé et l’avenir se mêle selon des règles essentielles. Car le ton ne peut-être que digne de foi, il nous faudra refuser de décrire ce qui ne sera pas.
Il existe un lieu pour écrire. Comme une obsécration, nous décrirons la plume et l’oiseau, la forme de ton omoplate, nous prédirons le temps qu’il fait afin que chaque mot se métamorphose et devienne terre. Toutes les choses que l’on ne peut dire, nous les rangerons dans une armoire à tiroirs : nous les observerons, nous considérerons patiemment et attentivement leur nature puis enfin saisies de traits vifs afin que le bestiaire fantastique prenne enfin réalité.
Comme tous suivent le compas (*) – chanteurs, musiciens, danseurs – ce charivari, sous d’apparents badinages, obéit également à son rythme qui ainsi se prolonge comme un secret accessible : il existe un lieu pour dire.
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(*) schéma rythmique Flamenco
Dans chaque clameur entendue, il y aura toujours ce rythme répété avec la paume des mains, sec comme un métronome.
Derrière les apparences, dans le dessin des ombres projetées – dans les reflets intimes du soleil – comme un bateau appareillé aux emballements, filets précieux, jetés, ramené, ce délicat motif répété à l’infini, dans nos cages thoraciques.
Puisque dans cette éternelle victoire de la juste mesure où rien d’autre ne guide, n’ordonne ou ne commande, alors soulever, creuser, piétiner jusqu’à ce que ressorte du sol, cette tendre tension, une intensité.

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[L_autre_là_! a dit :] « Si tu deviens pâle, laisse tomber les machines, si tu deviens floue alors laisse tomber le Net. Quand tu rêves en binaire derrière ton trans-portable à langages machine, détournant les chiffres pour détourner les formes, le monde dans ta machine en vraies couleurs, c’est comme avoir le coeur dans un tambour de la laverie automatique : tu finis secouée, ma p’tite dame ! »
[0_o a dit :] « Bein, j’ss’ais mais au départ, je voulais juste dire quelque chose de gentil ! Et puis, t’ vois, la machine s’est mise sans prévenir à cadencer dans la ré-création et là… @!#$%… ! Finalement, c’était vertigineux de se demander si le « zéro » existe bel et bien… »
Tout ça pour dire que je vais avoir un nouvel ordinateur. Un quatre-coeurs avec ram et carte-graphique véloce. Si, c’est vrai !