D’une bourrasque vous mettant hors des espaces d’apprentissage, un colossal et céleste caprice a pétrifié le temps devenu libre – il neige – masque impénétrable posé là et se pavane, tout courbe sous le poids de son passage et luit comme un solitaire. Ne reste que l’impalpabilité des flocons au parler bas. Abstraction faite. Où que tu ailles, le paysage t’accompagne.
Oh ! C’est sceau : comme fétiche, l’empreinte de tes pas en témoignent.
L’arrière-saison à cloué le bec des piafs, modèles réduits non standards, caractères captifs, royales menottes, couac ! Regagnant le nid, zigzaguer pour semer le trouble, éviter les papillons au compteur, flop ! Le fracas de l’été à fait couler beaucoup d’encre, coulé ! Ritournelle des on-dit, amplifiée par la force publique : son raffut électrique vous monte à la tête, ultrasons du tourment impose le mutisme. Sonorités stridentes contre tonalité carmine qui s’annonce cabrée, cabocharde où va l’automne dans sa douceur : piano.
Puisqu’il le faut alors avec vaillance, attendre que le soir tombe, quand le ciel rosit. Car l’entre-deux saison, c’est tenir le loup par les oreilles, des allures de terminus incognito où tombant de la lune, on se relit tristement à l’écoute, dans des copies. Patience de l’intégration, préparatoire à la magie de la renaissance pour un bercail enchanté, avenir, sûr !
D’un bond hors de l’ombrage, ciller sous la crudité aveuglante des pigments qui cantonne chaque chose en son contour : un carré d’éponge rose émet sa tonalité, des sandales vertes scintillent. En nage, vite, nager avant évaporation. Le plongeon dans la piscine est hivernal, un instant neuf puisé dans le réservoir de sensations qui change le goût de la création.
Lentement, le révélateur à fait apparaître la transparence de l’oxygène, l’eau cristalline et le ciel diaphane. Surexposé !
Dans la concordance des temps se signent de reconnaissance, jeunes pousses avec allant, les plus petits d’entre nous, empresser d’entremêler leur souffle. Ramageant leur rengaine dans le somptueux remue-ménage de la rénovation, ils ouvrent l’accès au regain par la clef des champs dans les senteurs de racines, de bois et de graminées, providentiels remèdes, herbes tendres du savoir-vivre.
Tandis que jouant aux dés, discordance des temps, des semenciers imaginent le germe infertile, un monopole où l’avidité trébuche sur l’origine, où la pensée s’immobilise face au néant dans un ultime troc sans réciprocité.