Place ! Place ! Place du village : ça a bruissé ce jour, je vous raconte, cela a clappé, craqué, clamé, des répercussions donc, de bruissements, de clappements, de craquements, de clameurs et qu’en sera-t-il ? Dans tout ce que l’on transporte, ce que l’on choisira de prendre sera un travail d’orfèvre. En la matière.
Dans mon bagage, pour commencer, une bouteille d’eau, des chaussures pour danser puis se complètera de tout ce dont on me fera don. Je choisirai. Ce sera toi car ce qui ne s’enseigne pas, s’échange. Ce que tu me donnes, je le prends. Je choisirai, je deviendrai un peu toi.
Ce que je voudrais faire, je voudrais le faire ainsi [laisse-moi être craquement, claquement] mais je serai un peu toi. Et tout changera si l’on me change, si l’on te change. Si l’on s’échange, je deviendrai claquement, craquement, je te ferai confiance. Et il faudra, pour que prenne le feu de la magie, que personne ne manque à cet appel car sans cela tout changera encore. Porte moi car je serai à mon tour ce chant symbolique qui te porte, et tu seras mes yeux et je serai ainsi, seulement, une lame douce. Enfin.
Que restera-t-il de ce spectacle quand nous ne serons plus là ? L’essentiel.
Place ! Place ! De la place pour les outils de contentement afin que tout bruisse encore, clappe, craque, clame encore, encore, car c’est tout ce que nous laisserons.
