D’abord il y a les choses à penser et les trains à prendre. On danse comme des paysans, au ras du sol alors on n’a pas toujours le temps. Faudra revenir pas plus tard que dans un paquet de semaines pour voir, ici… des trucs. Il y aura des trucs, ça c’est sur. De petits trucs puisqu’il s’agit d’un petit site. Parce qu’il faut s’y remettre…
Vous savez, j’ai connu les t’chat en ligne de commandes… Oui, oui, oui ! Des réseaux numériques sans magasins, un web mal indexé de techniciens pendus aux câbles comme des pinsons et des promeneurs maladroits qui se devaient d’apprendre la langue des codes pour s’y déplacer sans quoi pas de « Salut » ! Je crois que je ne sais plus rien de rien depuis l’invention de la feuille de cigarette, de l’ordinateur sans clavier et avoir deux vies en une seule, en refaire une toute de suite derrière l’autre, sans même se réincarner au préalable, il me faudra peut-être en plus une méthode à acquérir… ?
Avec tout ça, il faudra quand même recaser les choses anciennes, aller les ranger dans les tiroirs sans que cela ne gène l’avenir. Ca ne se fera pas en cinq minutes. Et puis les aléas, les aléas, vous voyez… Par exemple, il a tellement plut que le jardin, envahissant, est à tailler en permanence, grandit plus vite que vous, grimpe sur les gouttières et il faut lui courir après comme cours le lapin d’Alice. Et voilà pourquoi le petit lieu du petit site à l’air d’une bicoque à l’abandon. Pourtant, j’y passe, j’y passe de temps en temps. J’arrange une planche ou deux qui menace de tomber… Bon, me suis-je assez aimablement excusée pour espérer vous revoir un de ces jours malgré cet accueil en plein chantier ?
En tous cas, vous voila averti du temps qu’il faudra compter avant que le petit site ait l’air presque aussi vif que l’instant même. Portez-vous bien.
