Soleil. Vent puissant. Indice de confiance 5/5
Babil de pleins et déliés ! Tout vit, rien n’est silence. Alors écrire, croquer, équiper flottille. Ça sifflote, gazouille, ça virevolte, sautille : équiper flottille.
Quand soudain, toute occupée à la satisfaction de lisser mes plumes, soufflée ! Bec cloué ! C’est qu’avec exactitude, celui-là vient de choisir le mordoré. Si les risques du métier sont des risques calculés, vous conviendrez tout de même que c’est osé. Lors qu’il pianote avec virtuosité, choisit sans se tromper dans la gamme, le mordoré. Vois comme ainsi rien ne se dénature ! Une évidence !
Il en aura fallu des travaux laborieux, passionnés de copistes avant qu’oisillon ne tambourine, s’époumone, chante à tue-tête sans que rien ne l’arrête, gai comme un pinson, dans la désinvolture de son tout nouveau savoir-faire. Tu vois ce que je veux dire ? Dans l’infinité, le curieux printemps.
Soyons aujourd’hui didactiques car demain nous serons techniques, soutenus, familiers et lors qu’enfin tout saura se plier à notre fantaisie, pouvoir ne sera plus qu’une indiscutable promenade de santé. Seul ce privilège sera à notre honneur, une blague ! Au stylomine – c’était mine de rien, hier, que cette tuerie… ? Oh oui, un simple passe temps ! De l’imparfait au futur, tout nous réussit. Mais d’abord, tout d’abord, sur le premier temps, nos humanités : nos devoirs.
En vol plané, désormais que l’on sait voler, vous disais-je, tout passe. C’est ainsi qu’il dévoile d’un geste précis un paysage jamais vu – mor-do-ré ! – l’offre tout en même temps qu’il se l’approprie. Comme de juste, c’est l’écho, ohé ! ohé ! Aussitôt en piqué, inspirée, je touche l’argenté. Et toc ! Miroir fera gronder tonnerre, parce qu’il nous faudra bien des nuages, il faudra bien que cela condense, éclate et scintille afin d’équiper flottille. Seulement, de grâce, ne dénaturez pas l’argenté !
