Temps ensoleillé. Mer calme. Indice de confiance 5/5
Si jamais ça ne répondait pas, c’est parce qu’on est à la plage, on peut en être sûr. Là-bas, on y côtoie les goélands, ni gênés, ni gêneurs, si bien qu’on pourrait presque les saluer comme à la promenade. Le bois n’y est pas plus riche que la terre, délavé, rongé par le sel tandis que continûment, la mer y bat en son plein comme dans un gros tambour, les éclats du soleil. C’est bien plus lent qu’au jerrycan mais ça change quand même et puis en cas de problèmes, pas de problèmes ! Il y aura toujours les cousins, masse laborieuse, pour que tout batte en retraite sans discrimination ni révérence, et si tu ne les crains pas, tu les adores. Ca fait zzzzzz et quand ça part en vrille, il ne reste plus qu’à courir, tu le crois si tu veux.
Sable et sel sèchent, craquants sous la plante des pieds, alors on ne va pas s’en faire pour autant. Faudra tout de même bien qu’ils tombent pour actes de torture et de barbarie, ceux qui piquent leur crise dans notre chez nous pendant qu’on s’aime ! C’est vrai quoi, à la fin, ça va pas la tête ! Moi, partition de percussions, et si condamné à l’immobilité, le danseur, là où de toutes façons la vie s’arrête, alors c’est charité que de nous laisser la liberté de tout risquer.
Oh l’autre, eh, on sait bien que ce n’est pas un métier, sauveur de l’humanité, on n’a aucun temps libre mais peut-on vraiment y songer indépendamment des contingences ? Trop d’âmes errantes, esseulées, inconsolables, cherchent toujours comme hors d’elles-mêmes, boite à trésors, breuvage sacré ou l’on ne sait quel alcool fort, quand nous, nécessairement utiles, très intrépides, facilement joyeux. Alors, mon vieux, même pas peur !
