Allongé, un voltigeur éreinté consulte les nuages

En s’égayant toujours on s’éloigne, déliant un pas après l’autre jusqu’à se perdre dans tes pensées. Ticket pour un pays d’utopie sans ombre ni lumière où manque matière aux prises de vues. Voyage en amnésie, sortir du calendrier – là ! – parce que partir, revenir, le temps que ça prendrait !

Le roulement de tonnerre, la répercussion des phrases déjà prononcées, mots à mots lourds de sens, jusqu’à épuisement de leur substance. Là où, irrépressible réminiscence, se perd l’ordre collectif, là où la page est cornée d’un bestiaire mythique où piocher cœur au rancart des muses à singer pour retrouver l’indescriptible cadence d’antan, étancher la soif, sérénité, Id !

Alors bailler aux corneilles, l’esprit en déroute, le corps comme une souche. Puis à nouveau allumer, éteindre la lumière, refaire le monde.

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