Sauter dans une correspondance, c’est prendre de grands airs pour délier les langues, instruments d’un genre humain, machines à souffles, des millions d’accents, inflexions mezza voce enflent à l’approche. Affûter l’œil, la main, la dent, interpréter l’architecture, la grâce hasardeuse de milliards de paramètres qui s’enchevêtrent en paysages, retranscrire les émotions sur la partition des visages vus.
Ici ou ailleurs pourtant, toujours le même air, le seul que l’on respire. Encordés, on se laisse : je t’aime vraiment beaucoup, longtemps, longtemps. Ainsi lanterner ça et là, le temps d’y voir plus clair et de trouver ses mots, les montrer reluisants dans un tour de passe-passe quand habilement il s’agit de dépoussiérer son regard. Fleuves, affluents, rivières, dévalent et cascadent et les dames de compagnie, fertiles, donnent de la voix.
