Tout près, toujours plus près du soleil, il faut croire qu’il n’y fera jamais assez chaud là-haut pour que cela suffise car s’ils jouent hic aussitôt ils jouent bémol afin de tout gober goulûment, ne rien laisser éclore, ça doit tenir à l’éducation des réflexes pareils. Dans les précipitations, ça finira sérieusement par manquer de chaleur tout ça. Mais nous, les flâneurs, avons charge du hasard : nous trouver au bon endroit, au bon moment et ne sachant pas toujours comment garder l’équilibre, le mantra est que lorsque nous apprenions les pas, nous ne faisions alors ni le bien, ni le mal.
On nous dira toujours pour continuer d’avancer qu’il faudra s’habituer à tout mais je m’entête à sortir de mon rôle et n’avoir pas toujours la mauvaise part et je me dis que c’est sans doute aussi comme cela que je me suis habitué à toi : les tournesols à zieuter, le veilleur d’une vie nouvelle. Suivre la bonne direction, sens dessus, dessous, les va-et-vient, le fil de l’eau et tout ce qui s’en suit, on jonglera au final tout pareil avec les objets de création pour en voir la réalité.
Enroulement, déroulement selon sa respiration, la clarté lumineuse, éclatante de l’après-midi se couche en vol plané sur les champs sans qu’on ne la dérange. Musardant de compagnons en compagnonnes, nous partagerons équitablement les émotions sans importance dont le cœur d’artichaut est encore tendre car ce genre d’agapes, c’est du poker menteur : nourrir le « Qi » ou avaler son bulletin de naissance.
