C’est le premier né de la cadence qu’il faut oser franchir, une seule fois suffit pour provoquer l’avalanche. Ensuite c’est si simple, un pas entraîne l’autre et c’est ainsi tout le temps : chasser l’espace, cavaler au paquetage et puis cette maison qui ne tient pas debout, tu savais bien que tu ne reviendrais pas. Tu aurais pu être simplement un chic type du dimanche qui conduit trop vite, un peu obsédé par l’équilibre des contrastes, imprévisible, sans préméditation mais il y a trop de travail à faire. Le travail du seul trait qu’on gardera, trier, épurer, revenir au croquis.
Alors tenter ta chance au jeu, c’est tout ce qu’il te reste : sous d’étonnants adjuvants osciller avec aplomb, ne décélérer qu’à la fatigue pour hasarder le pas originel, celui d’avant tous les » faut pas « . Les idées qui s’entrechoquent attristent la mélodie, se cognent les unes aux autres, cherchent leur liberté de mouvement car le temps presse : quel est le seul mot qu’on gardera ?
Ce qu’il faudrait, comprenez bien, c’est entrer dans la simplicité de la représentation. Sans doute l’as-tu noté quelque part, un signe kabbalistique, un tatouage hiéroglyphe. La mélodie, c’est un bon compromis entre le silence et les propos. Juste un son en syncope, une accalmie où tu virevoltes, fait la bête, tu es dans le ton. C’est cela ! Maintenant tu es dans le ton. Une simple image de toi en noir et blanc, la figer d’un instantané pour le passer non stop, ne graver que le meilleur, rien d’autre, une iconographie où tu n’as plus besoin de t’efforcer d’être toi-même, enfin entre d’autres mains.
